Histoire des savoir-faire

Patrimoine
& Musées

La France doit en partie à l’excellente conservation de son patrimoine et à la qualité de ses musées de figurer à la première place des destinations touristiques.

Escaliers La Sorbonne
© Chancellerie des universités de Paris

Au temps des révolutionnaires

Le souci de préservation du patrimoine, c’est-à-dire des biens matériels ayant une valeur historique ou artistique, émerge en France face à la volonté de destruction des révolutionnaires. Au début, seuls sont concernés les œuvres d’art et les livres auxquels viennent au fur et à mesure s’ajouter les édifices culturels, à l’instar des châteaux et des églises. Si l’idée de musée apparaît en Europe à la Renaissance, c’est bien la Révolution française qui met véritablement en place les premiers musées modernes, pour mettre à la disposition des citoyens les œuvres d’art des collections royales ou celles confisquées aux nobles et aux congrégations religieuses. 

Le musée, lieu officiel de l’exposition de l’art, occupe dès lors une place centrale dans la vie de la cité. Le palais du Louvre est choisi pour devenir un musée dès 1793, après la création, en 1750, d’une véritable galerie de peintures au palais du Luxembourg. 1793 voit également l’ouverture du Muséum national d’histoire naturelle, suivie, un an plus tard, du Conservatoire national des arts et métiers, puis du musée des Monuments français, en 1795.

Un acteur clé,
Prosper Mérimée

Un acteur clé a joué le rôle de passage de témoin. Il s’agit de l’écrivain Prosper Mérimée, qui fut le premier inspecteur général des monuments historiques. Chargé de recenser les merveilles du royaume et de veiller à leur restauration, il en inscrit neuf cent quarante-trois sur sa première liste dont le château de Chenonceau, la basilique de Vézelay ou encore la cité médiévale de Carcassonne. Il entame une longue collaboration fructueuse avec le jeune architecte Viollet-le-Duc.

Une incroyable diversité

Au fil du temps et particulièrement dans la décennie 1970, de nouveaux patrimoines ont été inscrits, comme des vieux quartiers, des édifices contemporains, des jardins, des usines ou encore la photographie. Une diversité encore enrichie par des richesses immatérielles tels que les arts, les langues ou les savoir-faire.